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Le Klan du Loup

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24210 LA BACHELLERIE

AD MAJOREM LUPI GLORIAM

La Boutique du Loup

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 10:27

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:14

Parce qu'il y est très présent, sous différentes formes, directement ou indirectement, l'association Le Klan du Loup a décidé de créer une nouvelle catégorie "Loup et musique".

 

Nous vous rappelons aussi l'existence la chaîne YouTube du Klan du Loup : cliquez ici

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 10:36

ASPAS : rumeurs de crise au sein de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages

Depuis quelques jours les journalistes qui suivent les questions de nature et d’environnement reçoivent des messages tendant à suggérer que cette importante association de défense de la vie sauvage est en crise. Crise d’égo ou crise de gouvernance, difficile à dire et pas question de prendre parti. Même si ces « maladies » sont l’une des caractéristiques du mouvement associatif français (pas seulement dans l’écologie) : la scissiparité présidentielle liée aux ego des responsables face en général à des salariés désemparés ou manipulés pour garder leur boulot.

Nous publions donc deux des messages que nous avons reçus. Parce qu’ils ne sont ni violents ni diffamatoires et que l’un d’eux émane d’un personnage dont les écrits et les ouvrages sont connus. Le dernier étant « Qui veut la peau du lynx, Editions Libres et Solidaire. Nous avons fait parvenir plusieurs messages à l’ASPAS pour que l’association donne son point de vue mais n’avons pas reçu de réponse.

Lettre ouverte aux adhérents (de l’ancien président de l’Aspas)

Comme chaque adhérent de l’ASPAS j’ai été destinataire d’un courrier nous annonçant la suppression de l’Assemblée Générale 2015. Je ne peux qu’être atterré par une telle décision qui, je vous le rappelle, a été prise à 5 voix contre 4 par le Conseil d’administration.

En effet, ce courrier nous annonce la tenue d’une AG par correspondance, c’est-à-dire sans aucun débat possible avant les votes. Ce qui est non seulement une hérésie, mais aux vues de la grave crise que traverse l’ASPAS en ce moment, avec, entre autres, la révocation expéditive de deux de nos administrateurs les plus actifs, non cités dans la lettre. Il s’agit là d’un véritable hold-up.

Pire encore, ce courrier présente l’annulation de l’Assemblée Générale physique de l’ASPAS comme un plus démocratique… Comment ne pas être scandalisé par une telle mauvaise foi. Chaque année quantité d’adhérents font le déplacement pour participer à la vie de notre association, d’autres, très nombreux, envoient leur procuration pour se faire représenter dans les votes et discussions, par une personne de leur choix. Au total, dans ces assemblées physiques, ce sont plusieurs centaines d’adhérents qui s’expriment et participent activement à la vie de l’ASPAS.

Non, les statuts ne prévoient absolument pas la possibilité de faire une Assemblée générale par correspondance. Pour preuve, voici ce que dit l’article 9 des statuts à propos des votes à distance : Article 9 : Assemblée Générale : […] En raison de l’éloignement des membres, répartis sur tout le territoire français, le vote par correspondance est admis.

Est également admis pour ce même motif le vote à distance par correspondance ou vote par voie électronique […]. Une résolution est valablement adoptée en dehors de toute assemblée physique des membres prenant en compte tous les votes reçus dans le délai d’un mois suivant la consultation.

Ainsi, si le vote par correspondance est effectivement autorisé par les statuts de l’ASPAS, il s’applique uniquement à l’adoption ou au rejet d’une RESOLUTION présentée par le Conseil d’administration à l’ensemble des adhérents (Art. 9). D’ailleurs il est également indiqué : l’assemblée délibère valablement sans quorum, quel que soit le nombre de membres présents. Cette précision apporte donc la preuve qu’il s’agit bien d’AG physique, auxquels les membres se rendent.

Une Assemblée générale n’est pas une succession de résolution à adopter ou à rejeter sans débat comme tentent de le faire croire les rédacteurs de ce courier. L’Assemblée générale est le seul moment où les administrateurs rencontrent les adhérents qui leur ont confié leur mandat. Les présentations du rapport moral, du bilan d’activité et du bilan financier soulèvent inévitablement des questions et une discussion avant leur adoption ou leur rejet. Faire croire que l’article 9 des statuts permet la tenue d’une Assemblée générale à distance est un procédé particulièrement hypocrite et un déni de démocratie, qui plus est complètement illégal.

La révocation d’administrateurs ne peut se faire légalement que par l’Assemblée Générale puisque c’est elle, et elle seule, qui leur a confié leur mandat. Comment un adhérent de l’ASPAS, peut aujourd’hui se prononcer sur cette révocation sans que les administrateurs mis en cause puissent se défendre devant ceux qui les ont élus ? Seule une ASSEMBLEE GENERALE PHYSIQUE a le pouvoir de révoquer des administrateurs.

Dans les statuts types d’une association reconnue d’utilité publique publiés sur le site du ministère de l’intérieur, l’assemblée générale est une assemblée « délibérative » obligatoire, ce qui implique une rencontre et donc une assemblée physique. L’ASPAS possède la reconnaissance d’utilité publique depuis novembre 2008. Dans les obligations liées à ce statut privilégié, « les documents comptables […] doivent comporter […] la délibération de l’Assemblée générale ayant approuvé les comptes […]. Une délibération n’est pas un simple vote par « oui » ou par « non » ; elle sous entend « de discuter à l’intérieur d’un groupe, d’un jury, d’une commission, etc., en vue d’une décision – Dictionnaire Larousse ». Le fait de ne pas respecter le principe de l’assemblée générale annuelle délibérative (physique) pourrait remette en cause la reconnaissance d’utilité publique. Cette remise en cause, si elle se confirmait, entraînerait la fin des avantages fiscaux liés à ce statut privilégié, ce qui en clair sonnerait le glas du Conservatoire de l’ASPAS et à terme pourrait conduire à une réduction drastique du nombre des salariés.

Dans la lettre aux adhérents, il n’est curieusement pas question du renouvellement obligatoire par tiers tous les ans des membres du Conseil d’administration.

Certes, en d’autres temps, l’ASPAS a déjà procédé à des assemblées générales par correspondance. Mais depuis que j’en ai assuré la présidence (2008), j’ai tenu à ce que nous organisions ces rencontres avec les adhérents, gage d’une vie associative saine et démocratique. Non seulement pour entrer dans le cadre légal mais aussi pour que nos adhérents puissent, comme ils en ont le droit, débattre et interroger les administrateurs sur tous les points qui les interpellent. Cela fait plus de trente ans que je participe à la vie associative dans le domaine de la protection de la nature, j’ai toujours tenu à respecter ce fondement de la vie démocratique de nos associations.

Pour la survie de notre association, qui était une des plus belles de France, je demande solennellement à chacun des membres de l’ASPAS d’exiger la tenue d’une vraie Assemblée générale délibérative.

Je vous demande, en toute logique démocratique et en l’absence de débat, de refuser d’approuver tous les documents qui vous seront soumis dans le cadre d’une assemblée générale « par correspondance ».

Pierre Athanaze, président de l’ASPAS de 2008 à 2014.

Politis

Chers amis de l’ASPAS

Je partage totalement l’analyse de Pierre Athanaze sur ce que devrait être le fonctionnement démocratique de notre association, qui était il y a peu encore, la plus performante de France.

Je souhaite rajouter à ce message que ce qui ressemble beaucoup à un putsch associatif est organisé et piloté par Marc Giraud, aidé de son bras armé Grégory Delorme. M Giraud n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà fait la même chose à l’ASPAS en 2001 lorsqu’il a fait tomber Gérard Charrolois qui en était président.

Il a fait de même aux JNE (Journalistes pour la Nature et l’Environnement) lorsqu’il a fait tomber de la même façon, le président de l’époque, Claude-Marie Vadrot.

Curieusement, si M Giraud sait faire tomber les présidents, il n’a jamais eut le courage de prendre la présidence derrière ces mauvais coup. Il est plus facile de faire tomber ceux qui se démènent pour la protection de la nature, que d’assumer cette responsabilité.

Pierre La Martre

Politis

La suite de l'article ici :

http://www.politis.fr/ASPAS-rumeurs-de-crise-au-sein-de,30432.html

Depuis sa création (février 1999), l'association Le Klan du Loup a régulièrement tendu la main à l'ASPAS pour des actions en justice commune concernant la défense du Loup.
Nous avons toujours reçu une fin de non recevoir...

 

Néanmoins, l'ASPAS est indispensable dans le paysage associatif français. En effet, cette association s'est spécialisée dans les actions juridiques et a remporté des succès qui servent la cause du Loup.

 

Nous profitons de l'occasion pour tendre, une nouvelle fois, la main à l'ASPAS.

Nous espérons aussi que cette association retrouve calme et sérénité pour poursuivre efficacement ses combats juridiques !

 

association Le Klan du Loup

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Publié par Le Klan du Loup - dans Loup textes
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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 13:51
Réveillez le Loup qui est en vous !

Réveillez le Loup qui est en vous !

Réveillez le Loup qui est en vous !

 

Rejoignez l'association Le Klan du Loup et, ensemble, luttons pour le 0 tir à tuer !

Bulletin adhésion Le Klan du Loup

Bulletin adhésion Le Klan du Loup

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Publié par Le Klan du Loup - dans loup
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 18:58
Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

Chiasseurs, tu dis aimer la Nature ?
Alors, rends-lui service : suicide-toi !

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Publié par Le Klan du Loup - dans Non à la chasse
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 15:22

Pour Christian Hubaud, le maire anti-loups de Pelleautier (Hautes-Alpes), c’est la loi du fusil. Il vient de prendre en toute connaissance de cause un arrêté aussi dangereux, qu’illégal, autorisant le tir des loups et de tous les prédateurs à tout citoyen armé ! L’ASPAS a immédiatement demandé au maire d’abroger son arrêté, sans quoi l’ASPAS et ses partenaires associatifs (FERUS, One Voice) demanderont sa suspension en urgence devant le tribunal administratif et la démission de ce maire qui agit en délinquant.

Dans son arrêté municipal du 18 mai, Christian Hubaud ordonne le tir des loups « ou de tout autre prédateur, pour tout citoyen majeur, muni d’une arme, ayant la faculté de s’en servir ». Cet arrêté pris en dehors de tout cadre réglementaire est bien sûr totalement illégal. M. Hubaud, également conseiller départemental à l’agriculture, ne peut ignorer que le loup est une espèce protégée et que les autorisations de tirs sont délivrées par les préfets, dans le cadre d’arrêtés ministériels déjà extrêmement permissifs.

Il est inacceptable qu’un élu local se comporte en shérif hors-la-loi, dans le seul but de satisfaire une poignée d’extrémistes anti-loups. En plus de l’illégalité patente de sa décision, M. Hubaud met délibérément en danger la sécurité des habitants de sa commune en encourageant l’usage des armes à feu en dehors de toute règle.

Face à une telle irresponsabilité, l’ASPAS a demandé dès hier au préfet de sommer M. Hubaud d’abroger immédiatement son arrêté, si le maire refuse de le faire par lui-même. Dans le cas contraire, c’est le tribunal administratif qui suspendra l’arrêté illégal, suite au recours qui sera déposé dans la journée.

La commune de Pelleautier est située dans un secteur fréquenté par des loups depuis une dizaine d’années. Pour autant, la prédation sur le bétail est très rare sur la commune, et il n’est pas établi avec certitude que les attaques ayant eu lieu récemment, sur des troupeaux de moutons insuffisamment protégés, soient l’œuvre de loups.

Voir la suite de l'article ici : http://www.aspas-nature.org/11614/on-nest-pas-au-far-west-laspas-recadre-un-maire-anti-loups-hors-la-loi/#sthash.RaStV19R.dpuf

 

Source : ASPAS

Après un "flottement" à l'ASPAS (voir l'article dans Politis), cette association spécialisée dans les actions en Justice, semble aller de nouveau vers l'avant.

 

L'association Le Klan du Loup soutient tout naturellement l'ASPAS dans ce dossier où un maire a manifestement complètement perdu les pédales et mis en danger la population.
Nous pouvons nous poser légitimement la question de savoir si l'édile est toujours en capacité à exercer son mandat. A moins qu'il n'ait été indirectement encouragé par les propos exterminationnistes de SégolHaine Royal et d'Estrosi...

Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

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Publié par Le Klan du Loup - dans loup
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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 16:36
Artiste inconnu

Artiste inconnu

Illustration des mythologies germano-scandinaves.

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Publié par Le Klan du Loup - dans Loup images
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 11:06

Etant donné que les tournages avec des animaux sont parfois interminables, peut­-on reprocher aux réalisateurs de prendre quelques libertés ici et là ? Oui, si cela entraîne de mauvais traitements ou si l’image véhiculée ne correspond pas à la réalité.

Bien entendu, la plupart des documentaristes sont plein de bonnes intentions. Chris Palmer, réalisateur reconnu et auteur de deux livres sur les trucages dans les programmes animaliers, a confié au Huffington Postquelques secrets de tournage ignorés de la plupart des spectateurs.

"Les équipes partent avec l’idée de rapporter des séquences intéressantes", explique-t-­il. "Mais, au bout de quelques jours sans rien, quand il ne leur reste plus que 24 heures et qu’elles sont à court d’argent, elles commencent à désespérer. Elles ont des familles à nourrir, des traites à payer. C’est un vrai dilemme moral."

Pour ne rien arranger, la plupart des chaînes ne leur accordent que quelques jours pour rapporter les images édifiantes qui sauront capter l’attention des téléspectateurs. Une étude sur la déontologie dans les tournages animaliers, menée en 2009 par le Center for Media and Social Impact, a pointé du doigt ce phénomène.

Cela peut paraître étonnant, mais on interroge rarement les équipes pour savoir comment elles ont obtenu leurs images. "Une large partie des mauvaises pratiques reste méconnue", poursuit Chris Palmer. C’est surtout grâce aux anecdotes qui circulent dans le métier que l’on peut découvrir ce qui se passe sur le terrain. Voyons donc quelques-unes des astuces étonnantes utilisées pour capter la séquence parfaite...


Des M&Ms dans des carcasses d’animaux

 

Les ours en captivité sont souvent dressés à l’aide de petites friandises, raconte Chris Palmer. Pour filmer un ours qui renifle ce qui ressemble à une proie encore fraîche, les réalisateurs placent parfois des bonbons dans des carcasses d’animaux morts écrasés, afin de l’attirer. Cette information figure souvent dans le générique de fin, mais qui le lit ? En n’affichant pas plus clairement la couleur, on prend le risque de compromettre la relation de confiance qui existe entre les spectateurs et les auteurs de films.

Certains réalisateurs (souvent bien intentionnés) attirent les animaux sauvages avec de fausses proies. Dans son livre Confessions of a Wildlife Filmmaker (Les Confessions d’un réalisateur de documentaires animaliers), publié cette année, Chris Palmer évoque un collègue, Tom Campbell, qui avait attaché un faux phoque à la poupe de son bateau pour filmer des requins, qui effectuaient des bonds hors de l’eau pour tenter de l’attraper. Les images obtenues étaient superbes mais Campbell avait appris par la suite que les requins s’épuisent vite avec de telles acrobaties, et qu’ils abandonnent l’idée de chasser après un certain nombre de tentatives.

Mais il y a d’autres façons créatives de jouer avec la déontologie. Les réalisateurs Carol et Richard Foster ont ainsi appâté des chauves-­souris vampires avec – tenez-­vous bien – un appât humain ! Le volontaire, qui avait été vacciné contre la rage, faisait semblant de dormir pour que la séquence puisse être tournée.


Des animaux domestiqués pour les gros plans.

 

Les prédateurs effrayants que l’on voit à l’écran sont parfois loués à un élevage, histoire de simplifier les choses. Dans son livre Freeze Frame (Arrêt sur image), publié en 2012, Doug Allan, réalisateur de films sur les animaux polaires, a révélé quelques-­uns des trucs utilisés dans les documentaires sur la faune sauvage. Souvent, pour les petits animaux, les prises de vue sont réalisées dans des enclos, comme c’est le cas pour la quasi totalité des images du film Hidden Kingdoms (Royaumes cachés), réalisé pour la BBC. "Il faut du talent pour filmer en studio. Je ne le possède pas", a expliqué Doug Allan dans une interview au Guardian.

Mais l’utilisation de décors artificiels ne se limite pas aux petits animaux. Un scandale a éclaté en 2011 quand on a appris qu’une des scènes de la série documentaire de la BBC Frozen Planet (Planète gelée) – à laquelle Doug Allan avait d’ailleurs collaboré – a été tournée dans un zoo aux Pays­-Bas ! Un trucage déjà utilisé par la chaîne dans un documentaire de 1997, avec des ours filmés en Belgique. L’enquête menée par le Sunday Telegraph a montré que les animaux que l’on voyait dans les documentaires de la BBC étaient très souvent des animaux en captivité, comme ces poissons clowns qui s’étaient reproduits non pas dans l’océan mais dans un centre de recherche universitaire, ou ce faisan présenté comme sauvage mais qui avait été filmé dans une réserve naturelle, sans que le téléspectateur en soit véritablement informé.

Chris Palmer admet avoir lui­-même utilisé certaines astuces durant ses trente années de carrière. En 2010, dans son livre Shooting in the Wild(Filmer en pleine nature), il expliquait comment le court métrage documentaire Wolf (Loup), tourné en 1999, avait en réalité été filmé avec des animaux loués à un élevage du Montana. Un plan serré sur une louve allaitant ses petits avait ainsi été tourné en décor artificiel. Célèbre défenseur de la faune sauvage, David Attenborough s’est dit lui­-même favorable à l’utilisation d’animaux en captivité, au nom de la sécurité des hommes et des bêtes. À condition, bien sûr, que les animaux soient bien traités.


Des images de synthèse

 

Des émissions extrêmement populaires aux Etats-Unis comme Planet Earth(Planète Terre), réalisées sans images de synthèse, prouvent qu’on peut encore s’en passer. Pourtant, les avancées dans ce domaine parviennent à tromper même les experts les plus pointus, comme David Attenborough. En visionnant l’adaptation américaine de L’Odyssée de Pi, il se souvient avoir sursauté en voyant des acteurs s’approcher si près d’un tigre, avant de se rendre compte qu’il était en images de synthèse.

L’imagerie numérique peut permettre de réaliser des documentaires sans déranger des créatures que nous souhaitons à la fois mieux connaître et préserver. Le problème tient dans le manque d’information donnée aux spectateurs. Ainsi, le documentaire L’Incroyable Odyssée comprend de nombreuses séquences en images de synthèse pour illustrer l’extraordinaire périple des tortues Caouannes des côtes de Floride jusqu’aux côtes africaines. Mais si les spectateurs ne sont pas clairement avertis, "comment pourront-­ils encore croire que tout le reste n’a pas été bidonné", se demandait Manhola Dargis dans le New York Times.


Des histoires montées de toutes pièces.

 

Les images de synthèses permettent aussi de bâtir des trames narratives cohérentes à propos, par exemple, du long voyage de la tortue Caouanne. Mais une autre façon de tricher consiste à monter des images d’animaux qui se ressemblent. En utilisant les prises de vues réalisées avec des animaux différents, on parvient à inventer des histoires de familles dans le règne animal.

Dans Shooting in the Wild, Chris Palmer raconte comment l’équipe de Whales (1996) s’est servi de cette technique. N’ayant ni le temps ni l’argent de suivre un groupe de baleines à bosse sur près de 5000 kilomètres depuis Hawaï et jusqu’à l’Alaska, ils ont simplement inventé l’histoire d’une mère et de son baleineau en compilant les images de différents cétacés.


Des scènes de chasse où les proies sont littéralement livrées en pâture.

 

Certains réalisateurs fabriquent des scènes de chasse dans lesquelles les proies n’ont aucune chance de s’en sortir. En 1996, le Denver Post a révélé que le présentateur de Wild America, Marty Stouffer, avait soigneusement mis en scène un nombre important des séquences les plus fortes de son émission, mais que cela avait entraîné la mort de certains des animaux.

Stouffer aurait par exemple permis qu’on réunisse, dans un espace clos, un cerf avec une meute de loups. "Une bobine coûte 125 dollars", se justifiait l’intéressé. "Nous ne pouvons pas tourner pendant huit, dix, voire même cent heures jusqu’à ce qu’un poisson se décide à gober un insecte." À la suite d'une enquête interne, la chaîne PBS s’était désengagée de la série.

Quelques décennies auparavant, les mauvais traitements envers les animaux étaient plus ou moins monnaie courante, ajoute Chris Palmer. On donnait par exemple toutes ses chances à un félin d’attraper un lapin en attachant un fil invisible à la patte de la proie pour ralentir sa course. L’étude menée en 2009 par le CMSI a révélé qu’un réalisateur avait reconnu qu’un lapin avait eu la patte brisée pour que l’équipe du tournage puisse faire de meilleures images du prédateur en action. En 1966, le magazine Life avait publié une série de photos montrant un léopard (en captivité) blessant mortellement un babouin. Le félin avait été lâché sur un groupe de babouins, mais au lieu de s’enfuir dans les arbres comme les autres, l’un s’était retourné, ce qui lui avait coûté la vie.


Des séquences trafiquées pour rendre les animaux plus effrayants.

 

Tout le monde sait que les images les plus spectaculaires du monde sauvage sont celles qui rassemblent le plus de téléspectateurs. Les réalisateurs ont donc besoin d’animaux qui chassent, chargent et attaquent, au point parfois de les mettre en scène. Ainsi, dans Wild America, une scène de jeu entre un couguar apprivoisé et son maître aurait été déguisée en attaque féroce. Pour des séries documentaires comme Yukon Men, Shark Week ou Chasseurs de crocos, les producteurs n’hésitent pas à modifier la chronologie des plans et à ajouter de la musique pour gagner en intensité, quitte à s’éloigner de la réalité, note Adam Weiz dans le Guardian.

Mais les documentaires traditionnels peuvent aussi donner une image déformée de la réalité. Pour attirer les requins, par exemple, on utilise généralement du "chum", un agréable mélange de viscères de poissons et de sang, qui excite les requins au point de changer radicalement la façon qu’ils ont de se nourrir, et contribue à donner d’eux l’image de machines à tuer.

Selon Chris Palmer, ces images sensationnalistes peuvent "détourner l’attention du vrai problème" de la préservation des espèces. Mais le réchauffement des océans est un thème moins captivant que les images de requins bondissant hors de l’eau.


Des sons recréés en studio

L’ajout d’effets sonores artificiels est probablement la forme de trucage la plus répandue dans les films animaliers. Certains n’y voient d’ailleurs aucune tromperie. Il serait difficile, voire dangereux, d’approcher le matériel suffisamment près pour capter le bruit, par exemple, d’un ours polaire qui dérape sur la glace. De retour en studio, un ingénieur du son tentera d’en reproduire le son en faisant glisser de la crème anglaise dans un collant. Le bruit d’un parapluie qu’on ouvre et qu’on ferme sera substitué au battement d’ailes d’un oiseau. Et, comme c’était le cas dans l’un des premiers films de notre spécialiste, on reproduira le bruit d’un ours dans la rivière en remuant ses pieds dans un seau d’eau ! Cet artifice est cependant bénin. Mieux vaut des éclaboussures recréées par quelqu’un en studio que pas d’éclaboussures du tout...


Des lemmings tués par Disney pour les besoins d’un documentaire.

 

Oui, oui, c’est vraiment arrivé. L’équipe du film Le Désert de l’Arctique, produit par Disney en 1958, avait décidé, on ne sait pourquoi, de "prouver" que le suicide de masse des lemmings en cas de surpopulation n’était pas une légende. Ils avaient donc acheté des lemmings à un gamin canadien au prix de 25 cents l’unité, convoyés par bateau jusqu’au lieu du tournage avant de les pousser dans l’eau. Les caméras étaient placées de manière à dissimuler le rôle joué par les membres de l’équipe. Les spectateurs n’en ont rien su et le film a remporté un Oscar. Une enquête menée en 1982 par la Société de radiodiffusion canadienne a finalement dévoilé le trucage complet de cette scène spectaculaire.


Ou quand Disney a précipité un ours polaire sur des rochers.

 

Là encore, tout est vrai. Dans le même film, l’équipe avait décidé d’amuser les spectateurs en filmant la chute d’un ours polaire le long du versant escarpé d’une colline recouverte de neige, apparemment parce qu’il ne s’était pas montré assez prudent. Mais toute la scène, y compris les rochers, avait été truquée.

Chris Palmer pense que les réalisateurs contemporains ne se risqueraient pas à recréer ce genre de scène. Faire tomber un ours d’une falaise, en 2015, signerait la fin de leur carrière si le public venait à l’apprendre. Quant à la BBC, elle propose désormais à ses équipes des formations sur la déontologie. Mais les bons films demandent toujours beaucoup de temps et d’argent, deux choses que les chaînes de télévision ne peuvent – ou ne veulent – pas toujours fournir. S’il revient aux réalisateurs de se montrer responsables sur le terrain, les chaînes doivent aussi s’assurer que les images sont réalisées de manière éthique, sans causer de dommages aux animaux, conclut-­il. La situation ne changera que si les chaînes et les réalisateurs s’accordent à vouloir donner une représentation honnête du monde sauvage.

 

Source : Huffington Post

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Il n'y a pas que les documentaires animaliers qui sont bidonnés. Une certaine presse française, aux ordres du lobby anti-loup, s'est fait une spécialité des pseudos attaques de loup ainsi que des photographies de loup...qui n'en sont pas !

 

association Le Klan du Loup

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 17:15

Un éleveur d'ovins de la Meuse est poursuivi en correctionnelle pour avoir mis en place sur son terrain une grande cage contre les loups.

 

"Il s'agissait d'une cage en acier assez imposante, de plus de 6 mètres de long et de 2,5 mètres de large et de haut, dans laquelle il avait placé en appâts deux moutons et une chèvre parfaitement vivants", a expliqué le procureur de Bar-le-Duc, Rémi Coutin. Le dispositif prévoyait également qu'un mécanisme permette à l'animal de se retrouver enfermé une fois entré à l'intérieur de la cage.

 

L'éleveur est poursuivi pour tentative de capture d'une espèce protégée. Il encourt 6 mois d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende. Il comparaîtra le 26 mai 2015 devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, au côté d'un ami présumé complice.

 

Nous espérons que la Justice fasse son travail afin de dissuader les braconnards et autres haineux de la biodiversité...

 

association Le Klan du Loup

Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:59
Dessin sous copyright © Merci à Pascal Melan pour son autorisation de publication

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Spéciale dédicace aux clowns de la FARce !

 

association Le Klan du Loup

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